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    « Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. »

    Romains 8.37

     

Historique de l’Eglise ‘’l’Eau Vive’’

Par Philippe André, fondateur de l’Eglise ‘’l’Eau Vive’’ à Fourchambault.

1 – 1966/1967 : Quelques témoignages en rapport avec notre appel :

  • Les étagères de pots de confiture :

Philippe et Andrée André

Philippe et Andrée André

Dans les années 1966/1967 nous coulions des jours heureux de jeunes mariés dans notre petite maison de Roanne avec nos trois jeunes enfants qui nous donnaient beaucoup de joie. Un soir mon épouse me dit : « Dis chéri, tu ne me mettrais pas des étagères dans le cellier pour mettre mes pots de confiture ? » ; Sitôt dit, sitôt fait dans les jours qui suivirent ; C’était un plaisir pour moi qui aime bricoler. Mais j’avais dans mon cœur déjà le sentiment que notre temps de service et de témoignage à Roanne touchait à sa fin et que le Seigneur nous appelait ailleurs.
Quelques semaines plus tard, nous allons passer un week-end à ‘’la Porte Ouverte’’ qui était notre lieu de ressourcement spirituel. Le missionnaire Mr. Burkardt, toujours soucieux de susciter des vocations, prêchait sur le ministère de ‘’Pricille et Aquilas’’, soulignant que ce n’était pas leur travail professionnel qui déterminait leur lieu de résidence,  mais les besoins de l’œuvre de Dieu. Et comme il avait l’art de faire revivre la Parole de Dieu, il imaginait la conversation de Madame Pricille, nouvellement installée à Corinthe, (Actes 18 : 1/3) disant à son mari Aquilas : « Dis chéri, tu ne m’installerais pas des étagères pour mettre mes pots de confiture ! » …. (Exactement les mêmes mots que j’avais entendus quelques semaines plus tôt !). Et quelques temps après ils suivent Paul dans ses déplacements et se retrouvent à Ephèse (v. – 18/19 – 26).

  • ‘’Un autre te mèneras où tu ne veux pas aller’’ :

Le temps passe et à plusieurs reprises nous allons à Nevers aider des amis chrétiens qui installent une communauté d’accueil pour des enfants en difficulté, (« la fraternité ») et travaillent à l’évangélisation dans des quartiers populaires de la ville. Nous y allons même ‘’passer des vacances’’ bien remplies par des travaux divers, le colportage, et des réunions d’évangélisation, réunissant quelques familles intéressées. J’ai de plus en plus la conviction que le Seigneur nous appelle à poursuivre ce travail naissant. Je m’en ouvre à mon épouse qui me dit spontanément avec une grande force de conviction : « J’irai partout où tu veux, mais pas à Nevers ! ». Il faut expliquer qu’elle y avait passé plusieurs années auparavant un temps « où elle y avait pleuré nuit et jour » dans un contexte familial extrêmement difficile et tendu. Donc je n’insiste pas…
Quelques semaines passent, et elle me dit un soir : « Tu sais, j’ai dit au Seigneur que si c’est vraiment sa volonté que nous allions à Nevers, qu’il me le confirme en me donnant par quelqu’un d’autre cette parole : « Un autre te mèneras où tu ne veux pas aller » (//Jean 21 : 18). Le temps passe et quelques temps plus tard nous allons à « La Porte ouverte ». C’était ‘’la convention de Pâque’’. Nous arrivons alors que la réunion était déjà commencée. C’était le Pasteur Thomas Robert qui prêchait sur l’apôtre Pierre. Et les premiers mots que nous entendons en entrant étaient la citation de Jean 21 : 18 : « En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. »….
Il n’y avait plus rien à dire… Un an après nous déménagions après avoir reçu la bénédiction de notre Assemblée et de mon Père son responsable, qui avaient reconnu notre appel.
Grand merci au Seigneur pour mon épouse docile à Sa voix !

2 – Les débuts :

Nous avons donc cherché à réunir régulièrement les quelques familles avec qui nous étions en contact ainsi que des personnes touchées par le colportage qui étaient pour la plupart de Fourchambault. La propriétaire de ‘’l’Hôtel des Tilleuls’’ (face à la gare) nous loue sans difficulté la salle du 1er. Etage  que nous ne tardons pas à appeler ‘’notre chambre haute’’. Dieu nous a visités en effet de manière très forte et inattendue dans ces premiers cultes. J’ai le souvenir d’amies chrétiennes qui en sortaient en titubant et se soutenant l’une l’autre comme des clochardes sous l’effusion du Saint-Esprit ! Pourtant tout était très calme dans nos réunions !
Il faut dire que les lieux n’étaient pas pourtant pas spécialement ‘’sanctifiés’’. Le dimanche matin, il fallait parfois faire le ménage avant de commencer le culte, car un mariage y a avait eu lieu la veille et vous pouvez  imaginer dans quel état se trouvait cette salle. La pensée d’avoir un lieu de culte particulièrement adapté se fit sentir de plus en plus et nous nous sommes mis en quête de louer un tel lieu, sans succès. J’avais repéré un terrain plein de ronces tout près, rue J.Jaurès et j’appris qu’il appartenait à la propriétaire de notre hôtel. Très bien disposée à notre égard, cette personne est prête à nous le louer (nous n’avions pas les moyens de l’acheter), et une personne –à la sortie d’un culte- me parle de bâtiments préfabriqués inoccupés depuis longtemps à Nevers. Renseignements pris et ayant pris contact avec le propriétaire de ces bâtiments, (le directeur de l’usine Klébert-Colombe) celui-ci est très intéressé par notre projet et donne son accord pour nous en donner un gratuitement.

Les fondations de l'église L'eau vive" à Fourchambault

Les fondations de l’église

1ers montage des panneaux

1ers montage des panneaux

Il a fallu d’abord débroussailler ce terrain. J’y ai vu des lapins de garenne détaler de dessous les ronces ; Et un jour je tombe sur une vieille poterie, genre amphore romaine, que j’apporte à la maison ; Ma femme me dit : « Moi qui ai toujours rêvé de çà ! …» C’était pour elle comme un clin d’œil de la bonté du Seigneur.
Nous avons ensuite été aidé par des équipes d’amis de ‘’la Porte Ouverte’’ qui ont entrepris la construction de notre première ‘’chapelle’’ en bois. Un ami chrétien retraité du Nord (Mr. Poite) est venu pour se consacrer à ce travail pendant des mois, sans que je le lui demande.

 3 – 1971 : L’inauguration de l’église L’Eau Vive à Fourchambault

Le bruit courant  dans la ville que nous étions ‘’des Témoins de Jéhova’’, j’ai à cœur d’aller voir le curé Flaine de Fourchambault pour lui dire qui nous étions et notre désir d’annoncer à ceux qui ne le connaissent pas le Dieu vivant qui sauve encore aujourd’hui. Il me reçoit gentiment et me souhaite un bon succès, car dit-il « ça, nous ne savons pas le faire ! ». C’est bientôt le moment d’inaugurer notre chapelle flambant neuve. J’ai la joie d’honorer mon Père en l’invitant pour cette grande journée d’inauguration.

Inauguration de l'église l'eau Vive à Fourchambault

Inauguration de l’église

Mrs. Poite et André  père

Mrs. Poite et André père

Fiançailles de Salvator et Patricia - Le groupe de jeunes

Fiançailles de Salvator et Patricia – Le groupe de jeunes

Sortie de culte avec J Vavasseur

Sortie de culte avec J Vavasseur

Quelques années plus tard la propriétaire du terrain décède et ses enfants veulent vendre le terrain : 5.000 Euros. L’argent vient sans aucun appel et nous pouvons faire cette acquisition sans problème.

4 – 1977 / 1980 : Sous la tente à ‘’la grande Pâture’’

Le Seigneur me met à cœur d’évangéliser le quartier populaire de ‘’la grande Pâture’’. Le Pasteur Jacques Vavasseur, avec qui nous avions des relations d’amitié depuis plusieurs années, est d’accord de venir y installer une tente d’évangélisation plusieurs années de suite. Plusieurs de la famille Plais se convertissent et d’autres également.

La tente à la grande pâture

La tente à la grande pâture

Devant la tente

Devant la tente

Sous la tente

Sous la tente

Les jeunes chantent sous la tente

Les jeunes chantent sous la tente

5 – 1989 : un bâtiment plus grand et plus fonctionnel

Deux frères (Salvatore Filardo, entrepreneur, et Marc Duval, fabricant de fenêtres PVC) ont à cœur (sans que je le leur demande) de construire un bâtiment en dur plus grand et plus fonctionnel. Nous faisons des plans sur 2 niveaux et nos frères consacrent leurs vacances et tout leur temps libre à cette grande entreprise. D’abord il faut démolir l’ancien bâtiment. Le feu ayant été mis à l’amas de matériaux, les voisins croyaient à un incendie et voulaient appeler les pompiers !  Pendant ce temps nous utilisons provisoirement les locaux mis à notre disposition à la Grand Pâture pour faire nos réunions.

La 1ère chapelle finit dans les flammes

La 1ère chapelle finit dans les flammes

Le nouveau batiment prend forme

Le nouveau bâtiment prend forme

6 – 1990 : un nouveau bâtiment pour l’Eau Vive

La construction du nouveau bâtiment est achevée dans l’année qui a suivie, grâce à l’aide précieuse et persévérante de plusieurs volontaires. La moitié des frais de construction (16.000 euros) sont couverts en un an sans que l’on fasse le moindre appel, quelques fois par des dons qui venaient de loin ! Jéhovah-Jiré, ‘’le Seigneur a pourvu’’. Alléluia ! La première cérémonie officielle dans le nouveau bâtiment fut le mariage de Claire-Lise.

7 – 1993 : vers un passage de relais

Andrée et Philippe André

Andrée et Philippe André

J’arrive à l’âge de la retraite et j’annonce à l’assemblée mon désir de ne plus être le responsable qui porte tout, et faisant appel à qui voudrait prendre la relève. Serge Plais se lève ‘’comme un ressort’’ et dit : « Moi, je veux bien ! ». Puis il ira se former 2 ans à l’école biblique de la Porte Ouverte.
1998 : Je prends ma retraite définitive et Serge est installé Pasteur. L’église choisit d’intégrer l’Union des Eglises Apostoliques, membre de la Fédération Protestante et de Conseil National des Eglises Evangéliques de France (CNEF). Elle adopte sa confession de foi.

Voilà donc en quelques lignes l’histoire de cette belle aventure de foi qui continue…

Pour des documents complémentaires, consulter les albums photos souvenirs à l’église.

Philippe André

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