• « Alléluia ! Louez Dieu dans son temple saint, louez-le au ciel de sa puissance ; louez-le pour ses actions éclatantes, louez-le selon sa grandeur ! Louez-le en sonnant du cor, louez-le sur la harpe et la cithare ; louez-le par les cordes et les flûtes, louez-le par la danse et le tambour ! Louez-le par les cymbales sonores, louez-le par les cymbales triomphantes ! Et que tout être vivant chante louange au Seigneur ! Alléluia ! »

    Psaume 150.

     

     

     

Parabole 2 – Le chemin étroit

chemin-etroit-et-escarpeNous relisons la parabole de la porte étroite et du chemin étroit :

Matthieu 7 : 12/14 : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. 13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. 14  Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. »

Dans notre 1ère émission nous nous sommes arrêtés sur cette première image de « la porte étroite ». Aujourd’hui nous voulons méditer sur celle « du chemin étroit et resserré ».

Jésus dit en Jean 14 : 3/6 : « Lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. 4 Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. 5  Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? 6  Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » De même que Jésus s’est présenté comme La porte, Il se présente ici comme Le Chemin qui mène au Père, le seul moyen  d’accès au salut.

Interrogé à propos de la guérison du boiteux à la porte du temple l’apôtre Pierre s’écrie : Actes 4 : 10/12 : « Il faut que vous le sachiez, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : si cet homme se présente devant vous en bonne santé, c’est par le pouvoir du nom de Jésus-Christ de Nazareth, celui que vous avez cloué sur la croix et que Dieu a ramené d’entre les morts. 11  Jésus est celui dont l’Écriture affirme : “La pierre que vous, les bâtisseurs, avez rejetée est devenue la pierre principale.” 12  Le salut ne s’obtient qu’en lui, car, nulle part dans le monde entier, Dieu n’a donné aux êtres humains quelqu’un d’autre par qui nous pourrions être sauvés»

Plus précisément, c’est son sacrifice à la croix et son sang versé qui nous ouvre le chemin vers le ciel : Lorsque Jésus expirait sur la croix le voile du Temple s’est déchiré « de haut en bas » (Matthieu 27 : 51) et ainsi le chemin du lieu très saint s’est ouvert. C’est ce que nous dit l’épître aux Hébreux 10 : 19/20 : « Ainsi, frères, nous avons la liberté d’entrer dans le lieu très saint grâce au sang du sacrifice de Jésus. 20  Il nous a ouvert un chemin nouveau et vivant au travers du voile, c’est-à-dire par son propre corps. » Sa mort nous ouvre le chemin de la vie et de la communion avec le Père.

Dans ce sens Jésus se présente à nous comme le chemin du salut, LE SAUVEUR.

Mais dans le contexte du Sermon sur la Montagne, le chemin étroit et resserré dont nous parle Jésus est plutôt le chemin du disciple : C’est un chemin d’obéissance, d’humilité, de pardon, de fidélité, de persévérance. Jésus en est LE MODELE par excellence en toutes choses.

Nous sommes donc là en face des deux grands appels de l’Evangile :

1°- Recevoir Jésus comme notre Sauveur qui nous fait entrer dans  une relation nouvelle avec Dieu et nous donne un cœur nouveau par l’Esprit-Saint comme l’avait annoncé le prophète Ezéchiel (36 : 26) : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. 27  Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois ».

2°- Suivre Jésus dans son enseignement et ses commandements, c’est-à-dire chercher à lui être agréable, et pour cela, renoncer à notre volonté propre pour nous conformer à la sienne. Luc 9 : 23 : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. 24  Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. »

Faire l’expérience de la réconciliation et d’une relation nouvelle avec Dieu est fondamental et décisif, mais si cette expérience est sans lendemain, sans une vie de fidélité à son enseignement, cela la rendrait vaine. A l’inverse chercher à imiter Jésus par ‘’devoir moral’’ et par nos propres forces seulement est surement voué à l’échec.

Ces deux aspects de l’évangile sont donc complémentaires et indissociables. Ils ont été illustrés dans l’histoire -au douzième siècle- par deux grandes figures de l’Eglise : François d’Assise connu de tous, profondément marqué par la prédication de Jésus dans le Sermon sur la montagne, et l’exemple de sa vie d’humilité, de pauvreté et de sainteté. Et il y eut aussi Pierre Valdo, peut-être moins connu : Il était fils d’un riche marchand lyonnais et après une jeunesse dissolue, il fit une conversion radicale et est devenu un infatigable prédicateur de l’Evangile,  en particulier du message de Jésus à Nicodème : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 6  Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. 7  Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau». Par sa prédication il a amené un grand nombre de gens à la foi et à la connaissance du salut, dans la région des Hautes Alpes et du Piémont en Italie.

Nous avons d’abord besoin d’un Sauveur et ensuite d’un modèle qui nous montre le chemin à suivre. Ne voir en Jésus qu’un modèle de vie sainte à imiter  serait réduire l’Evangile à une morale chrétienne.

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Dans le Psaume 143 : 8/10 David dit : « Fais-moi dès le matin entendre ta bonté ! Car je me confie en toi. Fais-moi connaître le chemin où je dois marcher !… Enseigne-moi à faire ta volonté ! Car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me conduise sur la voie droite ! ».

Quelle belle prière ! … Le chemin de Dieu est celui de Sa volonté qui est toujours meilleure que la nôtre !

En son temps déjà le prophète Jérémie suppliait son peuple : « J’ai averti vos pères, Depuis le jour où je les ai fait monter du pays d’Egypte jusqu’à ce jour, Je les ai avertis tous les matins, en disant : Ecoutez ma voix ! 8  Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, Ils ont suivi chacun les penchants de leur mauvais cœur ».

La loi de Dieu n’est pas un code pénal ! C’est le chemin de la vie ! Tant que nous la regardons comme une contrainte -extérieure à nos cœurs- elle nous étouffe et nous condamne ; Quand nous la recevons dans nos cœurs avec le désir d’être agréable à celui qui nous aime, elle nous libère et nous réjouit. Une belle promesse accompagne les commandements du Seigneur : « Garde et écoute toutes ces choses que je t’ordonne, afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi, à perpétuité, en faisant ce qui est bien et ce qui est droit aux yeux de l’Eternel, ton Dieu.» (Deutéronome 12 : 28).

L’auteur du Psaume 119 (le plus long de tous), ne cesse de louer Dieu pour ses Commandements, d’en faire l’éloge et de dire qu’il les aime : v.14 : « Je me réjouis en suivant tes préceptes, Comme si je possédais tous les trésors. 15  Je médite tes ordonnances, J’ai tes sentiers sous les yeux. 16  Je fais mes délices de tes statuts, Je n’oublie point ta parole. » v.24 : « Tes préceptes font mes délices, Ce sont mes conseillers. » v.162 : « Je me réjouis de ta parole, Comme celui qui trouve un grand butin. » v.165 : « Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi, Et il ne leur arrive aucun malheur. » v.171 « Que mes lèvres publient ta louange ! Car tu m’enseignes tes statuts. 172  Que ma langue chante ta parole ! Car tous tes commandements sont justes. »

Il faut avoir un cœur et un regard changé pour dire tout cela ! C’est comme si il disait : Merci Seigneur pour le beau code de la route, pour les feux rouges, pour les stops, les sens interdits et les priorités ! Tous ces panneaux sont là en effet pour nous éviter les accidents et arriver à bon port !

L’auteur de ce Psaume 119 souligne le rôle de la Parole de Dieu qui est un guide précieux : « 9 Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. ». Elle éclaire notre route alors que dans ce monde les sollicitations de nous en écarter sont si nombreuses : «   105  Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier. ». Le livre des Proverbes (6 23) ajoute : « Le précepte est une lampe, et l’enseignement une lumière, Et les avertissements de la correction sont le chemin de la vie ». Assurément Dieu nous guide par sa Parole et par son Esprit… si nous voulons bien écouter sa voix. Jésus dit : « Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. » (Jean 10 : 4).

Une des premières promesses que j’ai reçu très fort après ma conversion fut celle du Psaume 32 v.8 : « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. »  Et après plus de 60 ans je puis témoigner que Dieu a tenu parole !

Staline disait : « Sans Dieu, le chemin est plus large ! » En effet …, mais Jésus nous avertit que ce chemin mène à la perdition et à la mort.

Dans le temps de la grâce où nous sommes le Seigneur nous met tous aujourd’hui devant ce grand choix, comme Il l’avait fait autrefois devant son peuple Israël : « Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. 16  Car je te prescris aujourd’hui d’aimer l’Eternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d’observer ses commandements, ses lois et ses ordonnances, afin que tu vives….19  J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives ! ». (Deutéronome 30 : 15)

Ami auditeur, sur quel chemin es-tu ? C’est l’heure de la grande décision qui te fera entrer dans cette double bénédiction : Connaitre Jésus comme le chemin du salut qui fera de toi un enfant de Dieu, et devenir un disciple de Jésus  en le suivant sur son ‘’chemin étroit et resserré qui mène à la vie’’, même quand ce chemin prend une direction inverse de celle qui est suivie par le plus grand nombre ! Esaïe le prophète disait (30 : 21) : « Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira : Voici le chemin, marchez-y ! »


Philippe André, Pasteur à la retraite, intervient dans des émissions sur Radio RCF Nièvre. Il nous propose un cycle sur les paraboles de Jésus. Si vous souhaitez acheter le CD audio de l’émission, contactez-le sur cette page.

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